L'interview de Charles-Henri de Ponchalon (Avril 2002)

Monsieur le Président de la toute nouvelle Fédération Nationale, je vous remercie tout d'abord d'avoir accepté de répondre à ces quelques questions. De par vos fonctions, vous êtes un peu le porte-parole de l'ensemble des chasseurs de France. Poste qui n'est pas forcément enviable en ces temps de crises.

Cet entretien comporte 2 parties : une série de questions où toutes les personnes participant à cette rubrique devront répondre : questions générales sur la chasse, ses structures, son avenir et une seconde plus ciblée sur la personne interrogée. Je vous remercie d'avance pour le temps que vous avez accepté de consacrer aux internautes et pour la sincérité de vos réponses. Je signale aux lecteurs que la Fédération Nationale des chasseurs a, depuis quelques mois maintenant, son site Web : http:\\www.unfdc.com

La Hutte Virtuelle - La chasse, tout le monde est, je le pense, d'accord sur ce point, connaît une crise sans précédent depuis quelques années. Quel est pour vous son devenir en France ? La chasse peut-elle encore s'inscrire dans une perspective d'avenir ?

Charles-Henri de Ponchalon - La chasse connaît une crise depuis que la vie rurale s'est effacée au profit de la ville. C'est un phénomène de société sur lequel nous n'avons pas eu prise, et auquel ont répondu toutes les orientations politiques, européennes et nationales. Ceci étant, les choses changent et nous assistons à un retour en force des valeurs rurales. Le " retour à la nature " est beaucoup plus raisonné, réfléchi, que celui qui conduisit dans les années 70 quelques réfractaires à la vie citadine à élever des chèvres à la campagne... Et je pense que dans ce nouveau contexte, la chasse saura retrouver ses marques et se faire reconnaître.

La Hutte Virtuelle - On critique souvent le manque de communication de nos structures fédérales et nationales. La communication est-elle le remède de tous nos maux ? Pensez-vous que d'autres actions peuvent ou doivent être entreprises ?

Charles-Henri de Ponchalon - Depuis des lustres, nous répétons que la chasse doit être expliquée davantage que défendue, et nous nous y employons dans un contexte médiatique et sociologique difficile. La critique est facile, surtout quand elle émane de "on ". Dans ce contexte, croire que la communication est la solution universelle à tous les problèmes est une vue de l'esprit, tout comme il serait hypocrite de faire endosser aux instances de la chasse les maux dont elle souffre : nous sommes tous responsables de l'image de marque de la chasse, de la base de la pyramide à son sommet.

La Hutte Virtuelle - On parle régulièrement de CPNT comme une solution miracle en mesure de sauver la chasse. Croyez-vous que ça soit le cas ? La chasse pouvait, peut-elle et pourra-t-elle se passer d'un débat politique avec la montée de l'écologie sur l'échiquier politique ?

Charles-Henri de Ponchalon - Les fédérations sont des associations 1901 chargées de missions de service public. A ce titre, toute intervention en faveur d'un parti politique leur est interdite, même si certains de leurs cadres ou dirigeants ont dans le privé des engagements politiques qu'ils ne mélangent pas avec leurs mandats d'élus fédéraux. C'est la règle auquel il ne faut déroger, et nous savons que la moindre entorse nous vaudra les foudres de notre tutelle et de la presse. Dommage que cette rigueur ne s'applique pas à certains cercles écologistes... Président de la Fédération nationale des chasseurs, je garde donc pour moi mes opinions politiques et je laisse à mes amis du CPNT le soin de répondre aux questions les concernant, ce qu'ils feront d'ailleurs mieux que moi.

La Hutte Virtuelle - Certaines structures cynégétiques sont critiquées et qualifiées « d'archaïques. » Quelles sont, pour vous, les associations ou structures qui défendent le mieux la chasse de manière globale, et celles qui la conduisent à sa perte ?

Charles-Henri de Ponchalon - Là aussi, la critique est aisée quand elle n'est pas signée et quand elle laisse planer le doute sur la personne visée. Un peu de franchise que diable... Pour ma part, j'encourage toute personne se donnant la peine de défendre la chasse, à son simple niveau, dans sa profession ou dans sa vie de tous les jours, par son comportement à la chasse, par son adhésion à une association, ou par un mandat associatif exercé au détriment de sa vie familiale et... cynégétique. Il me paraît particulièrement malsain de penser - et a fortiori d'écrire - que des structures cynégétiques (?) conduisent la chasse à sa perte. Chacun apporte sa pierre, selon ses moyens. Je respecte l'homme et en particulier le bénévole ; si des erreurs desservent parfois la cause, sa bonne volonté fait que le bilan final est forcément bénéfique. Personne n'a le monopole de la défense de la chasse : chacun peut y aller de sa contribution dans un esprit constructif.

La Hutte Virtuelle - La chasse n'est habituellement défendue que par son aspect traditionnel. Pensez-vous que cela soit une bonne solution ? En d'autres termes, la chasse doit-elle survivre comme activité traditionnelle ? Toutes les activités traditionnelles sont-elles bonnes à conserver et peuvent-elles être pérennisées ? Comment justifier la chasse de demain ?

Charles-Henri de Ponchalon - Non, la chasse n'est pas défendue que par son aspect traditionnel. A chaque occasion, nous ne manquons pas de mettre en avant tous les aspects favorables : sociologiques, économiques, écologiques, gestion de la faune, préservation des milieux, etc.. L'aspect traditionnel n'est pas à négliger pour autant, surtout dans le contexte de " retour raisonné à la nature " que j'évoquais plus haut. Il faut faire feu de tout bois pour justifier la chasse de demain.

La Hutte Virtuelle - Le climat autour de la chasse est de plus en plus malsain. Pensez-vous que les extrémismes « chasse et écologie » vont prendre le dessus et qu'on assistera, dans les prochaines années, à des débordements de plus en plus violents ?

Charles-Henri de Ponchalon - Vous parlez sans doute des " éco-guerriers " qui sévissent en Grande Bretagne... Ces exactions sont mal perçues de la population, tout comme le seraient des actes violents commis par des chasseurs. En toute chose, il faut raison garder.

La Hutte Virtuelle - L'Europe est souvent critiquée sur son désir d'uniformité et son manque de considération envers les préoccupations locales, régionales dites « traditionnelles ». Est-elle la cause de tous nos maux ou alors la cause est-elle seulement franco-française ?

Charles-Henri de Ponchalon - Je trouve normal que l'Europe soit souvent critiquée pour son désir d'uniformisation des peuples, et son manque de considération envers les particularismes locaux. Toutefois, elle sert parfois de paravent ou d'alibi à nos élus français et il n'est pas toujours facile de démêler l'écheveau...

La Hutte Virtuelle - Les chasseurs, et les sauvaginiers en particulier, critiquent constamment la directive 79/409 ou plutôt l'interprétation qui en est faite (si interprétation il y a). Croyez-vous qu'il faille la modifier, la supprimer ou tout simplement faire avec ? Vouloir modifier un texte qui régit depuis plus de 20 ans toutes les orientations en matière d'environnement, de gestion des espaces et des espèces, au niveau communautaire, ne relève-t-il pas plus d'une logique de tracasserie procédurière et du « politiquement correct » que de l'objectivité et du bon sens ?

Charles-Henri de Ponchalon - Il me semble que votre question, très précise, contient la réponse que vous suggérez et que je ne partage pas. Pour ma part, je pense que " faire avec " l'interprétation actuelle de la directive 79 / 409, c'est accepter, à moyen terme, de ne plus chasser les migrateurs en été et en hiver. Ce peut être un choix ; ce n'est pas le mien. Supprimer la Directive est impensable. L'aménager est raisonnablement envisageable, et un groupe de députés européens s'y est essayé récemment. Ils n'y sont pas parvenus mais ont quand même obtenu le soutien, malgré une très forte pression du lobbying anti-chasse, de plus des deux tiers de leurs collègues. C'est encourageant : la prochaine fois, l'essai sera peut-être transformé... Ceci étant, nous devons aussi davantage nous investir dans la recherche scientifique dont les données évoluent sans cesse.

La Hutte Virtuelle - Foultitude de dirigeants de la chasse française apprécient peu les schémas départementaux. Est-ce votre cas ? Quel est pour vous l'intérêt (si intérêt il y a) de ces schémas ? Trouvez-vous normal que des chasseurs s'intéressent à d'autres espèces que celles gibiers ? Que pensez-vous d'un concept de « transversalité » de la chasse : Les chasseurs doivent ils connaître (scientifiquement et sur le terrain) uniquement les espèces chassables ou également celles qui fréquentent le même biotope ?

Charles-Henri de Ponchalon - Je suis très surpris d'apprendre que beaucoup de dirigeants de la chasse apprécient peu les Schémas départementaux de gestion de la faune sauvage : il m'avait semblé comprendre le contraire. Quoi qu'il en soit, la Fédération nationale des chasseurs a toujours considéré que les schémas sont l'un des rares points positifs de la loi chasse, puisqu'ils permettent aux fédérations de définir leur politique et de se donner les moyens de l'appliquer. Je sais que quelques-uns y voient un piège mais à se méfier de tout, on n'avance guère... Pour répondre à la deuxième partie de votre question, je serais tenté d'adapter une citation célèbre : je suis chasseur, et rien de ce qui concerne la faune et la flore ne m'est étranger. Il est évident que les chasseurs ne doivent pas se limiter à la connaissance des espèces gibier. De là à financer intégralement les études sur des espèces non-gibiers, ou un corps de fonctionnaires ayant d'autres préoccupations que la chasse, il y a un pas que je me garderai bien de franchir.

La Hutte Virtuelle - On assiste à la création de nombreuses structures de jeunes chasseurs en France, certaines indépendantes du système, d'autres totalement contrôlées. Pensez-vous qu'il faille laisser les jeunes s'exprimer ou simplement canaliser leur fougue ? Que peuvent-ils apporter ? Ne sont-ils pas une aberration du système ?

Charles-Henri de Ponchalon - Aberration ? Contrôle ? Ce que je trouve aberrant c'est ce syndrome de persécution. Il est évident que l'avenir de toute activité passe par les jeunes qu'elle recrute. Nous l'avons compris tard, soit mais encore une fois, les structures n'en sont pas les seuls responsables : c'est aussi l'état d'esprit des chasseurs en général, trop enclins à vivre en autarcie, qui est en cause. Consciente de la nécessité d'évoluer dans un nouveau sens, de construire une chasse plus accueillante, la Fédération nationale des chasseurs a affiché sa volonté d'ouvrir la chasse à un maximum de jeunes, de femmes, de citadins... Vous l'avez vu notamment avec le Petit livre vert 2001 qui s'intitulait " Transmettre le bonheur d'être chasseur ". La naissance d'associations de jeunes chasseurs, généralement provoquée par les fédérations, est l'un des signes de cette nouvelle politique. Nous qui la mettons en oeuvre, quel intérêt aurions-nous à museler ces jeunes dont nous avons besoin ? Un exemple pour étayer mes propos. Je crois savoir qu'il existe chez vous deux associations de jeunes chasseurs. L'une a été créée par le Conseil régional de la Chasse, alors que la seconde est née spontanément dans le Pas-de-Calais. Pourtant, je suis sûr que l'association régionale des jeunes chasseurs n'est nullement contrôlée par le " système ".

La Hutte Virtuelle - La chasse au gibier d'eau est considérée comme un rempart pour les autres chasses. Pensez-vous que cela soit le cas ou qu'au contraire les autres modes de chasses (plaines et grand gibier) ne seront jamais attaqués dans l'avenir ?

Charles-Henri de Ponchalon - Tout prédateur s'attaque d'abord aux proies les plus exposées, aux autres ensuite. Beaucoup d'écologistes de bonne foi se font leurrer par leurs dirigeants déclamant, la main sur le cour, qu'ils ne sont pas opposés à la chasse mais à ses abus... La nuit, ils rêvent du modèle genevois, où toute chasse est interdite depuis une vingtaine d'années.

La Hutte Virtuelle - Passons maintenant à la seconde partie, à des questions qui vous concernent plus directement. En tant que Président de la FNC, vous êtes sollicité à différentes réunions et manifestations afin de représenter les chasseurs de France. Pensez vous qu'à ce titre la loi chasse qui donne à chaque chasseur la possibilité de s'exprimer au sein de sa fédération soit une évolution positive et qu'elle permettra à chacun de mieux se reconnaître dans les structures fédérales, ce qui n'est pas toujours le cas au vu des critiques souvent formulées.

Charles-Henri de Ponchalon - Je ne suis pas contre le principe 1 chasseur = 1 voix, mais j'aurais souhaité qu'y soit associé le droit de représentation des adhérents territoriaux, jadis en vigueur avec les anciens statuts des fédérations. Ainsi, le chasseur aurait eu le choix : soit participer à l'assemblée générale de sa fédération et voter pour une voix - la sienne ; soit confier son timbre vote (comme il le faisait auparavant) à son président de chasse. Cette proposition permettait de maintenir une certaine légitimité aux gestionnaires des territoires et des hommes. Les décrets d'application de la loi " chasse " ont introduit un plafond du nombre de voix pouvant être détenues, qui au fil des négociations est passé de 300 à 10 voix. J'y vois une volonté délibérée de ne pas donner de pouvoirs aux présidents d'associations de chasse, qui devront se déplacer en nombre s'ils veulent peser du poids de tous leurs chasseurs. Cette disposition ne se retrouve pas dans la pêche, où chaque président peut représenter tous ses adhérents. Quant à nos amis de France Nature Environnement, ils doivent respecter un plafond de... 1000 voix par représentant. Je crains que cette apparente recherche de démocratie ne cache une volonté de déstabilisation des fédérations, qui se manifestera par l'apparition d'une démagogie de mauvais aloi dans nos assemblées générales et la tentative de main mise des partis politiques ; si mes craintes se confirment - et je réponds maintenant à votre question - je serais surpris que les chasseurs se retrouvent mieux dans leurs fédérations. Vos fédérations ne sont mises en cause que par les Cassandre, et les " y'a qu'à ". Sachez qu'elles incarnent la force de la chasse française, que nous envient toutes les structures européennes. Le jour où elles céderont comme un barrage, la chasse sera balayée. Nos adversaires l'ont compris, d'où les attaques, qui ne cesseront plus, à l'égard de nos structures.

La Hutte Virtuelle - Lors de précédents courriers je vous avais fait part du manque d'informations en provenance de l'Union dont se plaignent certains visiteurs du site. Pourriez-vous aujourd'hui nous rappeler le rôle de l'Union, ses réalisations passées et ses projets ?

Charles-Henri de Ponchalon - La Fédération nationale des chasseurs fournit toutes les informations aux fédérations départementales ; elle fonctionne avec les moyens dont elle dispose et je vous assure que les élus et les collaborateurs ne ménagent pas leur peine. Son rôle est défini par un arrêté ministériel récemment adopté ; dresser ici le catalogue de nos actions et projets serait un exercice fastidieux. En bref et statutairement, nous avons une mission de coordination des structures et de représentation de la chasse. Cela recouvre des actions de communication, de " lobbying ", d'assistance juridique et technique.

La Hutte Virtuelle - Pouvez-vous nous donner, votre point de vue sur l'avenir de la chasse, avant et après les élections ? Le rôle de la FNC va-t-il évoluer et si oui dans quel sens ?

Charles-Henri de Ponchalon - Spéculer sur le résultat d'élections présidentielles et législatives pour définir l'avenir de la chasse serait un pari audacieux. Chaque citoyen vote selon ses convictions et ses priorités. Le rôle de la FNC évoluera sans doute peu. Sa marge de manoeuvre peut être, au gré du Gouvernement. Nous nous contentons d'interroger les candidats et de faire connaître leurs positions à l'égard de la chasse... aux chasseurs.

La Hutte Virtuelle - Récemment, le ministère de l'environnement a convoqué un « Grenelle » de la chasse, dont tout le monde sait qu'il s'est terminé par une absence de discussion. Pensez vous que le dialogue doit cependant s'instaurer vis-à-vis des autres usagers de la nature et du grand public ? Quels sont selon vous les moyens de retrouver un climat propice au dialogue ?

Charles-Henri de Ponchalon - Pour rétablir le dialogue, il sera nécessaire de tout remettre à plat, d'avoir en face de nous des interlocuteurs qui ne soient pas des opposants institutionnels à la chasse comme c'est le cas actuellement (même s'ils s'en défendent) et surtout une tutelle neutre - je n'ose même pas l'espérer favorable mais simplement neutre. Il faudra aussi que la chasse ne soit plus un enjeu politique, jeté en pâture à des électeurs dans l'attente de résultats sur les autres points du programme de leur parti, tellement plus importants. Et non atteints.

La Hutte Virtuelle - J'évoquais le dialogue. Est-il totalement inexistant ou existe-t- il des exemples au niveau national d'entente cordiale entre chasseurs et non chasseurs ?

Charles-Henri de Ponchalon - Le dialogue existe au niveau des départements, lorsque les chasseurs sont confrontés à des protecteurs de la nature locaux, conscients des véritables enjeux de terrain et peu enclins à les abandonner pour des raisons idéologiques. Je suis bien placé pour le savoir puisque dans mon département, l'Indre, ma fédération travaille avec des protecteurs de la nature pour des résultats très satisfaisants, protection de zones humides notamment.

La Hutte Virtuelle - « L'abandon » des dates au profit de quotas (pma) est parfois évoqué comme une solution possible. Quelle est la position de la FNC sur ce point ? Est-ce une solution applicable et si oui dans quelle mesure ?

Charles-Henri de Ponchalon - L'idée est effectivement séduisante : la limitation par le nombre des prélèvements se suffit à elle-même, et supprime la limitation dans le temps, en dehors des réelles périodes de reproduction évidemment. Malheureusement, je doute que l'adoption des PMA rétablisse une fourchette de dates plus large : actuellement, ils sont perçus comme une contrainte supplémentaire s'exerçant à l'encontre du chasseur. L'application de PMA demanderait une véritable concertation entre les chasseurs, les protecteurs de la nature, les scientifiques et les instances décisionnelles. C'est le rêve américain du " Ducks unlimited ". Nous en sommes hélas à des années lumières et je suis le premier à le déplorer.

La HutteVirtuelle.com - L'univers du gibier d'eau et de sa chasse.
|La HutteVirtuelle.com Copyright 1999/2007 |Sommaire |Contacts |Publicité |XHTML 1.0 |Page modifiée le 17/07/2008 -
HitParadeimage linking to 100 Top Birds and Waterfowl Sites
La Huttevirtuelle.com : Le Gibier d'eau et sa chasse

Les Rubriques

 
 
Accueil
Accueil
Actualités
Dépêches
Les Dernières
Liens Météos
Observations
Les Dernières
Départementales
Participer
Les Anciennes
Débats et Interviews
Les Forums
Interviews
La Chasse
La chasse
Modes de Chasse
Les Assos
Les Appelants
L'attache
Les Espèces
L'attelage
La couveuse
L'élevage
L'éjointage
La Sauvagine
Les Canards
Les Oies
Les Limicoles
Les Rallidés
Documents
Par Catégories
Annonces
Les Dernières
Par Catégorie
Rechercher
Publier
Chasse Troc
La Boutique
Accueil
La HutteVirtuelle
Nos Partenaires
Pour aller plus loin
Livres
Revues
En plus
Fonds D'écran 1
Fonds D'écran 2
Fonds D'écran 3
Photos Chasse.com
Nous Contacter
Nous Contacter
Espace Membre
Inscription
Vos Informations
Vos Préférences
Se Connecter
De l'aide ?
Vos Questions

Partenaires

ChasseTroc - NaturaBuy